
C’est un projet assez fou, mais bien dans l’air du temps, qui fait l‘objet d’un concours d‘architecture. Le dossier, concevoir un hôtel flottant au large des côtes australiennes, mais en utilisant la pollution plastique qui a endommagé les écosystèmes de l’archipel Cocos Keeling.
La conception a évolué. D’un simple hôtel on est passé à une île artificielle entièrement en plastique océanique. Un logiciel de simulation a été utilisé pour comprendre le mouvement et la migration de gros déchets plastiques dans nos océans. L’architecte Margot Krasojević a conçu une infrastructure qui se renforceavec l’accumulation de déchets plastiques océaniques.
Le logiciel de simulation des courants crée une cartographie des lieux de la plus forte densité de déchets plastiques. C’est ce qui a été utilisé comme point de départ pour comprendre comment collecter ces déchets et les utiliser de manière constructive, pour créer une île artificielle habitée
Les plastiques sont récupérés par des larges filtres. Ils seront ensuite placés dans des faisceaux de mailles pour agir comme des dispositifs de flottaison. Tout (mailles de plastique, bouteilles, pneus) est tissé ensemble pour créer une décharge flottante, le sable et le limon se déposant sur les dispositifs de flottaison.
L’idée est de rendre la zone hospitalière pour cultiver des arbres de mangrove dont les racines poussent autour des sacs en plastique remplis de mailles, et aussi en les cimentant pour créer une structure stable.
L’architecte pense qu’à ce niveau de croissance l’île deviendra habitable et l’hôtel recevra ses premiers clients.
Images : Margot Krasojević